mercredi 15 juin 2016

Toute honte bue...


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               Eric Zemmour sur RTL: L'état d'urgence sous Hollande

Qu'a donc fait ce pays de si mal pour qu'il soit affublé d'un personnel politique d'une telle médiocrité ?
Moi, je veux bien tout entendre. De la crise économique aux attentats, en passant par les aberrations climatiques, on peut trouver tout ce qu'on veut de facteurs aggravants au fonctionnement normal d'une démocratie comme la notre.
On peut également avoir la lucidité de comprendre que rien n'est facile dans l'exercice de la gouvernance, et ne pas sombrer dans la critique systématique.

Pourtant je repose la question: qu'ont fait les français de si répréhensible pour mériter de telles buses à la tête de leur nation ?
La réponse la plus facile, et néanmoins la plus logique serait : ils ont été assez cons pour remplir les urnes de 2012 avec leurs pieds, et donc envoyer l'autre blaireau et son orchestre s’arrondir le fion dans le burlingue doré de l'Elysée.
Certes.
Mais qu'on ne compte pas sur moi pour me contenter de cette banalité, et ainsi m'auto-flageller de ma culpabilité d'électeur mal inspiré, d'autant que même avec un zippo allumé sous les roubignoles, je n'aurais jamais voté pour ce zouave qui, sait-on pourquoi, porte son inconsistance tatouée sur le front, comme un index indélicat traîne sa crotte de nez au bout de l'ongle.
Alors non, je ne ferai pas pénitence.
Après tout, nous leur confions nos vies parce qu'ils nous affirment qu'elles seront le moteur de leurs engagements. Leur sacerdoce...
Tiens, fume...


On va me dire : qu'est-ce qu'il lui prend ? L'andropause ?.. La prostate ?.. Des hemorroides ?...
Si c'était que ça, mon toubib suffirait amplement à me prescrire les moyens d'en atténuer les désagréments, et mes 41 ans de cotisations à en assurer le règlement.
Non.
Mon ire (2 qui la tiennent, 3 qui la tirent..*) du jour, je la trimbale depuis ce 12 juin à 21h15, après le sujet du journal télévisé d'Antena 3 consacré aux émeutes affligeantes qui émaillent l'Euro de foot depuis trois jours.
(Antena 3, c'est le TF1 espagnol. Et quand on passe son temps dans la péninsule, difficile, voire impossible, de passer à coté "de las noticias de Antena tres").
Déjà que vu d'ici, personne ne comprend comment un pays censé être en état d'urgence absolue, meurtri dans sa chair par des porcs islamistes qu'il a lui même générés, peut encore laisser une poignée de trous du cul encagoulés dégueuler sa haine des institutions, massacrer tout ce qui peut l'être, assiéger des lieux publics, et laisser rentrer tout ce beau monde dormir tranquillement à la maison tous les soirs depuis trois mois, sans que personne ne bouge d'un iota...
Je me dois donc de leur fournir quelques explications. 
Passé le portrait peu reluisant que je leur fais des clowns et clowneries qui ponctuent la vie politique française, mes autochtones ibériques me rappellent à juste titre qu'eux aussi ont eu leurs "nuits debout", leur crise, leur chômage de masse, leurs manifs, et qu'à part quelques échauffourées sporadiques, tout était relativement maîtrisé d'un coté comme de l'autre. Qu'en Espagne aussi, tout n'est pas rose, que politiquement rien n'est réglé, mais que malgré cette précarité, l'ordre public et l'état de droit ne souffrent d'aucune contestation possible.
Les rires incrédules arrivant lorsque je leur fais la description de l'insondable foutoir que nos autorités ont laissé s'installer Place de la République à Paris, de la confiscation des réserves de carburant, des transports en commun, des journaux nationaux et du réseau électrique par un moustachu marxiste parachuté des années 30, et que j'en termine avec les turpitudes nocturnes de nos gentils musulmans "ramadanisés" qui, un mois durant, vont s'appliquer à conchier tout malappris islamophobe qui osera tremper un croissant dans son café-crème à la terrasse d'un rade...



Des rire jaunes tout de même, quand au même moment, toujours devant le journal d'Antena 3, ils découvrent les scènes de guerrilla urbaine et de destruction d'avant-match (dans lesquelles les seuls protagonistes qui reculent sont estampillés "police"), et les images édifiantes de quartiers entiers de nos cités laissés à l'état de ruine.
Ils découvrent en même temps mon regard blasé sur ces désastres qui, pour nous français, sont devenus des non-événements par leur quotidienneté...

Alors une interrogation revient, toute bête, presque naïve : Pourquoi laissez-vous faire ça ?
Bonne question...
Que leur répondre ?
Les âneries infantiles tirées des fables socialistes de la rue de Solférino ? 
Que de l'autre coté des Pyrénées commence le royaume béni de l'homme gentil ?.. Qu'au nord de Perpignan s'étendent les plaines dorées d'un jardin multicolore ou cohabitent vivre-ensemble, tolérance et humanisme, et ou les routes sont bordées de Bisounours guillerets qui s'enculent joyeusement dans les buissons ?
J'aurai l'air con, non ?..
Je me contente donc de hausser les épaules, confirmant ma résignation et mon désespoir devant le spectacle de mon pays transformé en paillasson sur lequel tout le monde vient décoller la merde qu'il a sous ses semelles, avec la bénédiction d'une classe politique engluée dans une bouillie idéologie flétrie, insufflée par un président parvenu au degré zéro de la poltronnerie. 

C'est à peu près à cet instant qu’apparaît à l'écran la gueule enfarinée de Nanard Cazeneuve, expliquant que tout est sous contrôle, et que l'Etat sera intraitable avec les fauteurs de trouble. S'ensuit l'inévitable hommage à ses flics, exemplaires comme toujours, mais pas rancuniers pour deux ronds que leur patron les transforme chaque jour en pushing-ball passifs, préférant les voir a l'hôpital par dizaines, plutôt que de risquer la bavure policière et le fameux syndrome "Oussekine", prophétie maudite en socialie qui vaudrait excommunication et bannissement immédiat de la "Confrérie du Bien".

Mais c'est surtout dans la seconde suivante que se sont enchaînées la colère qui ne me quitte plus, et une honte sourde difficilement dissimulable. 
Succédant à cette nouille lobotomisée de Cazeneuve, le ministre espagnol de l'intérieur répond aux micros qui se tendent, et les questions portent sur la sécurité de l'Euro 2016, et la rencontre Espagne / République Tchèque prévue le lendemain à Toulouse.
Jorge Fernandez Diaz , contrairement à son homologue français, ne transpire pas comme un puceau devant son premier coït. Le mec dit les choses, et les appelle par leur nom. 
Donc, son propos sera sans équivoque (sauf détails de traduction): "La sécurité de nos supporters en France pose problème. N'obtenant aucune garantie ni de réponse à nos questions de la part du ministère de l’intérieur français, nous n'excluons pas l'envoi d'éléments de notre police nationale pour assurer la sécurité de nos ressortissants."

Celle-là, le père Cazeneuve il a pas pu la voir arriver. Elle lui a atterri sur le museau comme une merde de pigeon sur un chapeau. Et avec de l'élan... Tu penses, depuis Madrid.


Mais il en faut plus pour déstabiliser mister Magoo. D'ailleurs, pourquoi le serait-il, déstabilisé ?
Puisque le sentiment du devoir accompli l'habite du sol au plafond, et que les doutes qui subsisteraient dans sa conscience seraient immédiatement balayés par les excédants de son auto-satisfaction.
Le déni systématique de ses carences sécuritaires et de son laxisme hypertrophié ne lui autorisera aucune inflexion de sa politique molle, ni prise de conscience du chaos urbain qu'il a enfanté, entretenu, et qu'il nourrit jusqu'à l'indigestion.

En fait, la réalité fait froid dans le dos. Jour après jour nous ouvrons les yeux sur l'étendue du mal, et la petite phrase de M. Diaz est là pour en acter le triste constat.
Ce pays sous régime de sécurité n'est pas devenu autre chose qu'un invraisemblable dortoir de colo ou les monos seraient défoncés à l'Heineken et aux amphétamines, laissant une ribambelle de merdeux surexcités jeter les plumards par les fenêtres, pisser dans les placards et déféquer dans les pompes du jardinier.
Il s'enorgueillit d'être le gardien de la paix internationale en Syrie, en Libye, en Irak, au Mali. Donne des leçons de démocratie à la planète entière, convoque des sommets sécuritaires, organise des rencontres diplomatiques, menace, influence, sermonne, condamne...
Assis aux commandes, et à l'aise comme une saucisse de Morteau dans un baba au rhum, son président se veut volontariste et va-t-en-guerre. Il exhorte ses homologues internationaux à des prises de position fermes et engagées...
Incantations dérisoires et postures minables d'un tigre de papier aux allures grotesques, parfaitement infoutu de la plus élémentaire discipline dans sa propre basse-cour, mais qui s'attribue l'impérieuse mission de distribuer de l'ordre au monde entier.
Lui et les plaisantins qui l’entourent ont simplement oublié que leurs inaptitudes récurrentes ont depuis longtemps réduit à néant leur crédibilité, et les ont relegués au rang de porte-voix ringards et inaudibles, ne servant plus qu'à déplorer et pleurnicher des phrases pré-emballées plus assez pathétiques pour faire pleurer la ménagère de moins de 50 ans dans sa chaumière.
Ils ont fait de ce pays une friche sécuritaire, ou il suffit de quelques illuminés pour faire d'une place publique un camp retranché imprenable, de quelques connards en baskets pour envoyer 350 flics en ITT, et d'une demie-douzaine de syndicalistes pour paralyser une économie toute entière. 
Ce sont les mêmes qui, lentement mais surement, ont laissé par abrutissement idéologique prospérer des milliers de foyers communautaires aux relents islamistes prendre la place de l'état de droit, et qui viennent piteusement étaler leur sidération sur les plateaux télé quand les bombes qu'ils ont eux-même amorcées nous ont finalement pété à la gueule.
Mais l'image de la France doit s'élever au dessus de ce déplorable état des lieux. Alors le pays va faire face à ses échéances. L'Euro de football sera un modèle de mobilisation sécuritaire. Il fera office de pied de nez aux terroristes, aux grévistes et aux déclinologues. Et qu'on va voir ce qu'on va voir...
On voit...
Mais que le français se rassure, les analyses ont été faites, les conclusions tirées. Le ministre a parlé.
Et comme si il était indispensable de rajouter de l'absurde au ridicule, la mesure appliquée est dans la lignée des précédentes: plus d'alcool aux abord des stades.
Si avec ça on ne jugule pas le phénomène...

Alors au regard de cette énième ineptie, que reste-t-il ? 
A part la tristesse d'appartenir à ce qui était un grand pays, et dont il est devenu impossible d'être fier par la faute d'une poignée d'énarques d'une incompétence achevée bien trop occupés à se masturber de leurs certitudes pour espérer développer un minimum de pertinence.
La honte ?..
Oui, il reste la honte.
Et une sorte de dégoût, de gueule de bois. Un arrière gout de mauvais pinard accroché au gosier...
Le sentiment d'être le ressortissant d'une glorieuse nation, devenue le chantier de démolition de tous les dégénérés de ce monde, et un défouloir anarchique ouvert à toutes les excentricités destructrices.
L'inconfortable sensation d'avoir été bradé aux moins-disants par des escrocs encravatés, à qui personne ne demandera jamais de rendre les comptes de leurs incuries. 

Ou juste la honte d'être un français de cette France là ?...

Éric.






* Oui, je sais, la vanne n'est pas reluisante, et un tantinet capilo-tractée, mais ne comptez pas sur moi pour la renier...




   
    
   


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